Il y a tellement de choses que l'on voudrait revivre dans une vie. Tellement d'émotions que l'on voudrait effacer, ne plus jamais ressentir. Ce qu'on veut ne vient jamais. C'est surement parce que ce qu'on veut est impossible, utopique. En revanche, ce que l'on souhaite le moins ne s'efface jamais, revient à chaque instant, malgré notre bonne volonté. Parfois même, revient empirée. Soit la sensation est volontaire, soit la personne paranoïe ou encore, il est possible que quelqu'un s'acharne sur nous mais dans chacun de ces cas, c'est l'aspect désagréable qui ressort. L'aspect qui nous ébranle, qui nous fait mal puis qui nous tue. Les épreuves de la vie doivent pourtant être menées à terme. Sans quoi nous ne pourrions penser qu'à une fin prématurée. Cette solution n'est évidemment pas la bonne. Aussi certains choix nous paraissent avoir été pris à la va-vite, sans y avoir plus réfléchi que cela. C'est ce que l'on regrette le plus. Il arrive que l'on puisse revenir en arrière. Il arrive également que non. Dans la première solution, la personne culpabilise mais la culpabilité peut s'estomper avec le temps. Dans la seconde, la personne souffre. D'autant plus si le choix qu'elle a fait était le mauvais et qu'elle en paye les conséquences. Mais la souffrance elle, disparait rarement. Elle est l'égale de l'amour. Un sentiment difficile à maîtriser mais surtout indélébile. Elle ne laisse pas de marques à proprement visibles, et encore moins si la personne ne veut rien laisser paraître, mais, enfouie, refait parfois surface car les traces sont intérieures. Et des blessures, nous pouvons en acceuillir beaucoup! Mais chacune a son histoire, plus ou moins profonde. Parfois, cette blessure est mise à nue par un évènement indépendant de notre volonté. Parfois était-elle parvenue à disparaître mais quelqu'un cherche à la faire renaître. La pire des choses. Sans s'en apercevoir, il est facile de faire souffrir. "Sans s'en apercevoir". Prenons des gants. En effet, il nous est toujours dit que "ce n'est pas ma faute" ou que "je ne l'ai pas fait exprès" ou encore, et probablement la plus inouies, au sens propre, des escuses est que "c'est toi qui a fait que je sois comme cela, c'est toi qui a installé cette situation". Oh dear, que ne faut-il pas entendre. Mais les faits sont là. La blessure est profonde. D'autant plus qu'elle se creuse à chaque fois qu'un souvenir refait surface. Alors peut-être devrions nous avancer quoi qu'il arrive, peut-être ne faudrait-il penser qu'à l'avenir sans jamais revenir sur le passé, peut-être. Mais le passé n'est t-il pas ce qui construit notre avenir? Alors il apparaît logique de se tourner vers la passé pour mieux gérer sont présent, son avenir. Certaines questions comme "Pourquoi ai-je fait cela ?" nous viennent alors à l'esprit. Non, il ne faut pas. Ce ne sont pas celle ci qui doivent prendre place. Les plus appropriées seraient plutôt celles-ci "Réagirai-je de la même façon si je venais à revivre cette situation?". Et c'est à ce moment que le présent intervient, qu'il joue son rôle. Certes, il arrive que des situations soient regretables, mais c'est toujours pour mieux avancer. Du moins c'est-ce qu'il faut s'efforcer de penser. Pour ce qui est de parler, se confier, le stylo et le papier font bien leur travail, n'en douter pas. Et surtout, ne baisser pas les bras, surtout. Jamais, et encore moins lorsqu'un évènement qui va être décisif pour la suite s'apprête à arriver. Les personnes n'en valent souvent pas la peine.